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Saveur indienne métisse

Cuisine inspirée et nourriture spirituelle : un blog pour partager avec vous mes recettes culinaires inspirées par mes origines indiennes et mes voyages. J'essaie de démystifier les préparations sophistiquées pour les rendre accessible à tous. Merci pour vos suggestions. Djodi "Tout ce qui n'est pas partagé est perdu pour toujours" Rabindranath TAGORE, poète indien

Pierre Rabhi y-a-t-il une vie avant la mort ?

"Si vivre est une incarcération à vie, une aliénation ? 
De la maternelle à l’université on est enfermé. On appelle cela un « bahut ». Ensuite, tout le monde travaille dans des petites et des grandes « boîtes ». On va s’amuser en « boîte » en conduisant sa « caisse ». Puis, nous avons une dernière boîte ou on stocke les vieux en attendant la toute dernière boîte…

Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, chauffer au solaire et exploiter votre prochain, c'est compatible ! Les valeurs ringardes que sont générosité, partage, compassion, amènent à l'amour qui sauvera le monde." P.R.

Certes, il ne deviendra jamais Président, mais il a tellement à nous apprendre sur la vie... A écouter sans modération !

Pierre Rabhi est un agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, pionnier de l'agroécologie et inventeur des concepts « d'oasis en tous lieux » et de « sobriété heureuse ».

Défendant un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre, il soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous, notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers (agroécologie). Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d'Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations.

Il est aujourd'hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire. Il a participé à l'élaboration de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification.

En 2002 il s'est présenté à l'élection présidentielle française appelant à une « insurrection des consciences » porteuse d'un autre projet de société où l'être humain et la nature seraient la priorité. Il est l'initiateur de Colibris, de Terre & Humanisme et préside la Fondation Pierre Rabhi pour la sécurité, la salubrité et l'autonomie alimentaire. source   http://tedxparis.com/

Un jour, un gigantesque incendie de forêt paniqua les animaux qui y vivaient. Seul, un tout petit colibri jetait inlassablement goutte d’eau après goutte d’eau sur les flammes. Un tatou l’interpella : Tu ne penses tout de même pas éteindre le feu avec tes gouttes d’eau ! Je sais, dit le colibri, mais moi je fais ma part.

Sites : www.pierrerabhi.org        www.colibris-lemouvement.org    

P.S. Je ne suis pas rémunérée par l'auteur pour promouvoir ses livres ou ses vidéos, j'ai aimé donc je partage ! Djodi

" D’une certaine façon, vivre en pleine nature m’aide à mieux comprendre et accepter la mort. Je suis entouré d’arbres, d’animaux, d’insectes. Leur vitalité est éclatante. Leur mort, moins visible. Elle joue pourtant un rôle clé. Ce que nous considérons comme le contraire de la vie est en réalité un processus complémentaire. L’humus est symbolique de ce que la nature a mis en place pour assurer la permanence de la vie, un cycle continu dans lequel « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Observez le métabolisme des forêts : les plantes poussent, s’épanouissent, deviennent des arbres qui produisent des feuilles. Celles-ci jouent leur rôle de photosynthèse avant de flétrir et de tomber au sol, où elles entrent, avec d’autres débris végétaux et des micro-organismes de toutes sortes, dans un processus de décomposition qui produit une matière organique riche en éléments nutritifs, l’humus.

Sans humus – sans mort –, la vie dans la forêt ne pourrait pas renaître, les choses sont ainsi faites. L’agriculture écologique s’inspire des lois et de la puissance de la vie. Quand je transforme les matières organiques en humus par un procédé appelé le compostage, je produis par fermentation un concentré de nutriments et de bactéries qui, une fois incorporé dans la terre, lui redonne vie. Mon rôle devient celui d’un alchimiste conscient que la vie qui m’est donnée, je dois contribuer à l’entretenir.

Être le témoin émerveillé de ces morts et renaissances végétales m’aide-t-il pour autant à affronter ma propre finitude ? à supporter la disparition de mes proches ? Non. Je n’échappe ni à la peur, ni au chagrin. Nous, humains, sommes des êtres d’émotions. Je sais que les cellules qui me composent ne seront pas perdues, qu’elles contribueront à la continuité biologique de la vie. Mais qu’en sera-t-il de mon esprit, de mon âme ? Je n’en sais rien.

La résurrection promise par les religions n’est pas une consolation pour moi. Je n’ai aucune certitude, advienne que pourra ! Mon grand problème est plutôt de savoir s’il existe une vie avant la mort et ce que vivre veut dire. Nous sommes probablement destinés à nous dissiper et ne pouvons, par conséquent, que tenter de vivre intensément la vie qui nous est donnée.

Or nous la gâchons en n’étant pas présents à la réalité. Notre pensée est constamment projetée vers le passé ou l’avenir. Nous regrettons ce qui n’est plus, redoutons ce qui n’est pas encore. Et pendant que nous nous débattons avec des hypothèses, torturés par des aspirations toujours plus élevées, nous oublions de savourer ce qui est.

Si nous faisions l’inventaire, à chaque instant, de ce qui nous est donné, nous en verrions l’extraordinaire. La nature ne me rend pas la mort plus rassurante. Elle m’aide en revanche à voir le miracle de la vie et à en ressentir de la gratitude. La vie est tout ce que nous avons. Mettons-y de la beauté, de la compassion, de la joie. Car ce qui nous consolera de la disparition de nos proches sera de les avoir aimés pleinement". Pierre Rabhi

source : Psychologies Magazine

Sur le même thème : Yacoubi, l'homme qui arrêta le désert
http://www.saveurindiennemetisse.com/2016/07/yacouba-l-homme-qui-arreta-le-desert.html

En quête de sens, un voyage au delà de nos sens
http://www.saveurindiennemetisse.com/2016/01/en-quete-de-sens-un-voyage-au-dela-de-nos-sens.html

 

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À propos

Djodi

Native de Pondichéry (Inde), mes préférences culinaires tendent vers les plats de mon enfance métissés avec ceux des pays visités. J'ai créé ce blog pas seulement pour partager sur la cuisine et l'épanouissement de soi mais aussi pour relier les gens entre eux, amener à réfléchir les uns et les autres sur des sujets dont ils ne se seraient jamais intéressés, les ouvrir à de nouveaux horizons, bref si je peux aider les autres à avancer aussi... ! Merci pour vos commentaires. Djodi
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