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Saveur indienne métisse

Cuisine inspirée et nourriture spirituelle : un blog pour partager avec vous mes recettes culinaires inspirées par mes origines indiennes et mes voyages. J'essaie de démystifier les préparations sophistiquées pour les rendre accessible à tous. Merci pour vos suggestions. Djodi "Tout ce qui n'est pas partagé est perdu pour toujours" Rabindranath TAGORE, poète indien

Les enfants de pondy

Les enfants de pondy

Si vous passez par HASARD :)

N'hésitez pas à leur faire un petit coucou !

Vous ferez des heureux et heureuses...

L'orphelinat Vudhavi Karangal vient de fêter ses 25 ans d'existence. A l'époque, Alice avait recueilli 5 garçons, et au fil des années, "ses" garçons, comme elle dit, sont devenus de plus en plus nombreux, et aujourd'hui, nous avons 120 garçons de tous les âges. Mais ce qu'il faut retenir et ce qui est beau, c'est de voir ces grands, une fois devenus indépendants et intégrés dans la vie professionnelle, créer eux-mêmes une famille, et revenir avec épouse et enfants pour rendre visite à "leurs parents".

Et nous avons assisté année après année à ces visites et pu voir la joie et ce sentiment de bonheur sur les visages d'Alice et de Maran d'avoir réussi la mission qu'ils s'étaient fixée!

Embrassades et rires résonnent encore dans nos oreilles….

Et c'est avec beaucoup d'admiration que nous partageons et ressentons cet esprit de FAMILLE qui règne et consolide les liens entre les enfants et "leurs parents".

Grâce à celui-ci, une belle stabilité et joie de vivre accompagneront ces enfants dans leur vie d'adulte!

MERCI à ALICE et MARAN

Gaby + Pierre Pfeiffer – EDRP ALSACE - Mars 2016

Les Enfants des rues de Pondichéry

24 avril 2016          VUDHAVI KARANGAL, hier et aujourd'hui !!

Alice Thomas et son mari, Maran, ont décidé il y a vingt-cinq ans de donner aux enfants des rues un toit, de la nourriture, des soins médicaux, une éducation, une vraie dignité. La première structure accueillait une dizaine d’enfants ; ils ont vite été 40… La maison aménagée pour les garçons accueille aujourd’hui 140 pensionnaires, celle des filles 80.

Comment définir l’institution créée par Alice et Maran ? Ce n’est pas un orphelinat au sens où nous l’entendons en France : certaines des mères qui confient leur enfant signent un contrat d'abandon mais conservent un droit de visite. Ce n’est pas non plus l’Assistance publique : les enfants ne peuvent pas être adoptés. Certains arrivent à l’âge de trois ans, d’autres beaucoup plus tard. Ils vivent dans de grandes maisons aménagées pour eux – celle des garçons dans les faubourgs de Pondichéry, celle des filles un peu plus loin dans la campagne – ils y resteront jusqu’à ce qu’ils aient un métier et se marient.

Vudhavi Karangal est en réalité un lieu de vie, une famille. Un lieu d’éducation où des enfants issus des castes les plus méprisées peuvent s’épanouir. D’ailleurs, en tamoul « vudhavi karangal » signifie « les mains qui aident ». Qui aident à grandir.

Le fonctionnement

Dans la maison des filles comme dans celle des garçons, les petits qui ne sont pas encore scolarisés sont pris en charge chaque matin par une institutrice qui les initie à l’écriture, au calcul, à l’anglais. Les plus grands vont à l’école en mini bus: ils sont si nombreux que plusieurs rotations sont nécessaires… Retour vers 16 heures : c’est l’heure des devoirs sous le préau. Un professeur d’anglais vient régulièrement dispenser des cours de soutien : une bonne maîtrise de l’anglais est essentielle pour envisager de faire des études supérieures… Les enfants qui peuvent échanger quelques phrases en anglais avec les visiteurs en sont très fiers, et visiblement cela stimule les plus jeunes.

Les garçons les plus grands disposent d’un vaste atelier polyvalent où ils travaillent le métal et le bois; ils s’occupent aussi d’électricité et travaillent à la reliure des livres et cahiers scolaires.

Le dimanche est consacré à des activités artistiques: dessin, danse classique de l’Inde du Sud et danses folkloriques, yoga, théâtre, cours de modelage, cours de veena, de guitare, de violon, de percussions... Il y a même une fanfare.

Les subventions de l’association permettent de couvrir 40 % des frais de fonctionnement de Vudhavi Karangal, et une grande partie des investissements : une belle réussite mais aussi… une grande responsabilité !

À partir de l’équivalent du collège en France, les enfants sont inscrits dans de bonnes écoles privées, à Pondichéry même ou à Cuddalore, une ville proche. À mesure que le quotidien s’améliore, de plus en plus d’enfants ont accès à des études supérieures : ils étaient une poignée en 2005, 15 en 2015.

L’achat d’un nouveau bus pour emmener les enfants à l’école était indispensable; en raison de l’accroissement du nombre des véhicules sur la route et des nombreuses rotations nécessaires, ils arrivaient souvent en retard. Les fonds pour cet achat ont été réunis début 2016, et le van flambant neuf est déjà en service.

Les projets

Une seconde maison, le YOUTH HOME, est en construction près de la maison des garçons : elle permettra de la désengorger en accueillant les plus de dix-huit ans. La dalle du premier étage vient d’être coulée. Il faut maintenant construire l’escalier extérieur, aménager le toit, amener l’eau et l’électricité, avant de peindre et meubler la maison… Inauguration prévue pour 2017.

Suite aux grosses pluies du mois de décembre dernier, il a été décidé de réaliser, dans la maison principale, des travaux permettant d’éviter de nouvelles inondations.

Pour la maison des filles, trois projets sont en cours : l’acquisition d’une machine à laver et d’une essoreuse professionnelles; la construction d’un second dortoir sur la terrasse de la maison; l’achèvement du bâtiment qui accueille les ateliers (couture, informatique, soins esthétiques, céramique).

 

Le centre de redressement pour jeunes filles délinquantes, une nouvelle activité de Vudhavi Karangal

origines

Ce sont les services sociaux du Territoire de Pondichéry qui ont demandé à Alice et Maran de mettre cette structure en place – preuve de la confiance que l’administration place dans leur vision de l’éducation. Le centre, qui a ouvert ses portes mi 2015, reçoit aujourd’hui huit jeunes « délinquantes » – en réalité des victimes des adultes. Leurs méfaits sont trop graves pour qu’elles ne soient pas prises en charge, pas assez pour qu’elles fassent de la prison. Les jeunes filles quittent la structure quand elles ont atteint l’âge de dix-huit ans – ou avant, sur décision judiciaire, en fonction de leur comportement et des capacités de réinsertion dont elles font preuve.

Le projet

Il s’agit de remettre ces jeunes filles dans le « droit chemin » grâce à des cours – tous les professeurs sont des femmes, qui viennent sur place –, à des activités manuelles (vannerie…), à la lecture commentée de livres (le centre possède une bibliothèque) : chaque heure de la journée doit être occupée. Le rôle d’Alice est essentiel dans cette rééducation : son sens de l’écoute, sa proximité et l’amour dont elle fait preuve sont des clés de la réussite du projet.

Philippe Rollet

http://www.enfantsruespondichery.org/

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À propos

Djodi

Native de Pondichéry (Inde), mes préférences culinaires tendent vers les plats de mon enfance métissés avec ceux des pays visités. J'ai créé ce blog pas seulement pour partager sur la cuisine et l'épanouissement de soi mais aussi pour relier les gens entre eux, amener à réfléchir les uns et les autres sur des sujets dont ils ne se seraient jamais intéressés, les ouvrir à de nouveaux horizons, bref si je peux aider les autres à avancer aussi... ! Merci pour vos commentaires. Djodi
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